8 mars : protéger, émanciper, agir
- 7 mars
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Le 8 mars n’est pas uniquement une date symbolique. C’est un rappel.
Un rappel que l’égalité ne se décrète pas.
Elle se construit.
Elle se protège.
Depuis 2020, à Manosque, une élue est spécifiquement déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes, et à la lutte contre les discriminations. Ce choix n’était pas cosmétique. Et depuis six ans, il traduit une volonté politique claire : structurer l’action, la rendre durable, la rendre mesurable.
Il y a un an, nous ouvrions à Manosque la Maison des femmes « Simone Veil ».
Un lieu d’accueil, d’écoute, d’orientation.
Un lieu sécurisé, discret, coordonné avec le CIDFF 04 et l’hôpital.
Un lieu pour celles qui subissent les violences intrafamiliales, sexistes ou sexuelles.
Ce n’est pas uniquement une promesse tenue. C’est un acte fondateur, comme a pu l’être le discours prononcé par Simone Veil en 1974.
Simone Veil a incarné le courage politique. Parce qu’elle a rappelé que les droits des femmes ne progressent jamais seuls : ils avancent quand des responsables prennent leurs responsabilités.
Parce que sa voie était claire : protéger les plus vulnérables et faire avancer l’égalité par des décisions concrètes. Et c’est cette voie que nous suivons.
En un an, cette maison est devenue un repère. Un espace où l’on trouve un accompagnement psychologique, social, juridique et médical. Un lieu qui dit une chose simple : ici, on ne détourne pas le regard.
La lutte contre les violences faites aux femmes n’est pas une posture. C’est une priorité municipale. Mais protéger ne suffit pas. Il faut aussi émanciper. L’égalité salariale reste un combat national.
À l’échelle locale, nous devons agir sur ce qui dépend de nous :
- accompagner l’insertion et le retour à l’emploi,
- soutenir l’entrepreneuriat féminin,
- faciliter l’accès aux modes de garde,
- garantir l’accès au sport pour toutes.
Le sport est un levier d’égalité. Nous développerons l’accès des filles aux pratiques sportives, aux équipements, aux compétitions. Parce que la confiance en soi commence souvent sur un terrain.
L’égalité, ce n’est pas compliquer la langue et l’écriture inclusive n’a rien changé aux inégalités réelles. Ce qui change les choses, ce sont des politiques publiques concrètes. Des lieux ouverts. Des budgets assumés. Des décisions prises.
À Manosque, nous avons choisi d’agir. Agir pour protéger. Agir pour accompagner. Agir pour que chaque femme puisse vivre librement, travailler, pratiquer un sport, élever ses enfants sans peur.
L’égalité n’est pas un slogan ; c’est une responsabilité.
Et elle nous oblige.



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